Les principaux traitements actuels

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Les principaux traitements des cancers pédiatriques sont les suivants. Il faut savoir que ces différents traitements sont souvent couplés et se relaient à différentes phases de la maladie. Ils sont très agressifs et peu spécifiques et peuvent donc avoir d'importants effets secondaires à court mais aussi long terme.

La chirurgie :

 Lorsque la position de la tumeur le permet, une chirurgie peut être effectuée afin de retirer la tumeur. Les progrès en matière d'équipement biomédicaux permettent d'agir de manière moins invasive et plus précise et sur des localisation plus risquées.

La chimiothérapie :

 La chimiothérapie ou "chimio" est le terme regroupant une grande variété de puissants médicaments visant à tuer les cellules cancéreuses. Ils peuvent être administrés en intraveineuse ou par voie orale et à des fréquences très variables. 

Chaque médicament existant agit de manière un peu différente mais le principe général est qu'ils vont agir lors de la multiplication ou division des cellules. Une des caractéristiques des cellules cancéreuses est qu'elles se multiplient plus rapidement que les cellules saines du corps. La chimiothérapie va donc agir principalement sur les cellules cancéreuses, cependant les cellules saines se divisent aussi et vont donc peuvent aussi être affectées. C'est par exemple le cas pour les cellules du cuir chevelu et les cellules du système digestifs qui ont un taux de croissance assez élevé.  Les effets secondaires sont alors souvent présents et peuvent être importants : fatigue, réduction des défenses immunitaires du patient, mucite (inflammation et lésions dans la bouche et tout long du système digestif, phénomène très douloureux et gênant l'alimentation), nausées, perte de cheveux ...

La radiothérapie :

  La radiothérapie consiste à diriger des faisceaux de rayonnements (rayon X pour la radiothérapie conventionnelle ou protons pour la protonthérapie) vers une tumeur afin de la rétrécir. Les rayons endommagent l'ADN à l'intérieur des cellules pour les tuer. Elle traite généralement une petite zone localisée du corps. Certains rayons peuvent toucher les régions saines à proximité de la tumeur et créer des lésions provoquant des effets secondaires plus ou moins important suivant la localisation.

La fréquence et la durée des rayonnements dépend de chaque cas. Les séances se déroulent ensuite dans des centres spécialisés (pour la pédiatrie sur la Région Auvergne-Rhône-Alpes, c'est à Lyon). Le patient est positionné sur une table de rayonnement et maintenu par un masque ou un moule corporel. Un appareil émettant des rayons, s'aligne ensuite pour diriger le rayonnement sur la zone voulue. Les accompagnants et médecins doivent rester dans une salle séparée et le patient doit rester immobile pendant toute la durée de la séance (cela nécessite une brève anesthésie générale chez les enfants).

La curiethérapie (ou radiothérapie interne) peut être utilisée dans certains cas et notamment pour les rétinoblastomes (cancer de la rétine). Dans ce cas, une mini source radioactive est administrée à l’intérieur du corps pour émettre un rayonnement et tuer les cellules cancéreuses.

 

Chimiothérapie intensive et greffe de moelle osseuse :

  La greffe de cellules de moelle osseuse (ou cellules hématopoïétiques) peut être utilisée dans différents types de cancers touchant la moelle osseuse comme les leucémies, lymphomes ou neuroblastomes.

La moelle osseuse est l'usine de fabrication des cellules du sang (globule blanc, globule rouge, plaquette). Lorsqu'elle est touchée par le cancer les cellules produites sont anormales et non fonctionnelles. L'objectif de ce traitement est de remplacer la moelle osseuse malade par une moelle osseuse en bonne santé.

Le patient reçoit généralement dans un premier temps de la chimiothérapie et/ou radiothérapie à fortes doses. Cette étape a pour but d'éradiquer au maximum les cellules cancéreuses et effectuer une sorte de mise à zéro. Une greffe est ensuite effectuée par une injection intraveineuse afin de repeupler la moelle osseuse par des cellules saines.

Il existe deux types de greffes :

- L'autogreffe : les cellules greffées viennent du patient. lui même. Elles ont été prélevées avant l'étape de traitement intensif.

- L'allogreffe : le greffon provient d'un donneur.

Une phase d'aplasie médullaire survient ensuite. Il faut attendre que la moelle osseuse se reconstitue. Très peu de cellules sanguines sont produites, le patient n'a quasiment plus de système immunitaire ni de plaquettes. Les risques d’hémorragies et d'infections sont très élevés, les patients restent alors isolées dans des chambres avec des règles strictes. 

D'autres traitements, plus complexes, commencent à se déployer. Ils feront l'objet de prochains articles !